Boulonnais

Boulonnais
Morphologie
Le Boulonnais est un cheval de trait d'une grande distinction. Le standard d'aujourd'hui, d'une taille de 1,50 m à plus de 1,70 m, fait apparaître une tête élégante, courte, au front large et plat, à l'oeil très vif d'une grande fierté, les naseaux bien ouverts, les oreilles petites et mobiles. L'encolure est souvent rouée, épaisse et musclée, la crinière double, touffue, pas très longue. Le poitrail est large, les côtes bien arrondies, les épaules parfaitement sorties, le garrot bien placé, mais souvent noyé dans la musculature. Le dos est droit, les membres forts, musclés, les articulations nettes et solides, les jarrets ouverts, les canons courts, les extrémités peu fournies en crins. La robe est grise, du très clair au pommelé foncé, plus rarement alezane.

Origines
Le Trait Boulonnais du 21éme siècle est l'héritier d'une longue lignée de chevaux très divers, utilisés par l'armée française et jusqu'à la moitié du siècle dernier pour faire fonctionner et tracter les machines agraires, souffrir dans les mines et pour une version légère, le Mareyeur (disparue) qui assurait le transport du poisson entre Boulogne-sur-Mer, Dieppe et Paris. Il en reste deux formats : une version grande et une petite.
Comme toutes les races domestiques, le Boulonnais a été au court des siècles précédents largement modifié par des mariages avec d'autres races de chevaux afin d'améliorer ses qualités physiques en liaison avec son utilisation du moment. Il a fini sa carrière dans les exploitations agricoles du Nord-Ouest et Ouest de la France. Les origines de cette race ainsi que ses différentes modifications physiques ne sont pas connues d'une façon précise. On dit qu'il aurait du sang des chevaux numides à l'époque des conquêtes romaines. C'est une légende. A l'époque des croisades, l'occupation espagnole et le 1er Empire ont laissé dans la race Boulonnaise des traces indélébiles que l'on peut constater encore maintenant. C'est un cheval qui a un comportement énergique. On dit qu'il a du sang. Cette caractéristique est particulièrement évidente chez les étalons. On situe l'origine de la race vers Marquise dans le Pas-de-Calais. C'est une petite ville de la zone côtière du Pas-de-Calais, située entre Boulogne-sur-Mer et Calais. En réalité la genèse de ce cheval est plus compliqué. Marquise et Desvres étaient des centres importants pour le commerce des bestiaux en général et bien sur du cheval Boulonnais. Il y avait plusieurs formats de chevaux qualifiés de Boulonnais.
Le Mareyeur qui tractait les chariots de poisson entre Boulogne-sur-Mer et Paris a disparut suite à la construction de la ligne de chemin de fer entre Boulogne-sur-Mer et Paris. Le Bourbourien était élevé dans le Nord. Le Cauchoix était le cheval de la Seine-Maritime. Le Picard aussi appelé "trait au trot" se rencontrait en Picardie. Il y a eu également dans les races qui ont participé à sa formation un "trait Flamand". Sagit-il du trait Flamand dont le gros de la race se trouve aux Etats-Unis d'Amérique sous le nom de Belgian. Des reproducteurs ont été réimportés en Belgique et en France. On peut le rencontrer en pâture dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Picardie et la Haute-Normandie. Des amoureux du Boulonnais l'élèvent en race pure en Belgique. Il est également apprécié au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Allemagne. Avant 1900, les robes étaient majoritairement noires. A l'époque de ma jeunesse, les couleurs étaient diversifiées. Actuellement, le gris et le pommelé représentent une écrasante majorité. Des robes plus sombres commencent à réapparaître. Le Boulonnais a été utilisé pour « remonter » d'autres races comme le Percheron (pour combattre la consanguinité et donner du tonus), le Breton et des races allemandes.

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 14:26

Modifié le mardi 01 septembre 2009 14:45

Breton

Breton
le standard:
Tête carrée de volume moyen, expressive, chanfrein droit quelquefois camus, encolure longue, forte mais bien greffée, légèrement rouée, épaule longue et oblique, poitrine profonde, dos tendu, large et musclé, croupe large et double. Cuisse et avant-bras musculeux canons courts et secs, aplombs réguliers, tissus fins, allures actives. Robes principales : alezan et aubère. Sont aussi admises les robes bai et rouan, robes et membres sans excès de marques blanches. Taille et poids indicatifs : 1,58 m / 750 kg
Il existe 2 types morphologiques qui ne sont pas différenciés à l'intérieur du Livre Généalogique mais seulement dans les catégories de concours :
-Le Trait : de formule compacte
-Le Postier : plus étendu dans ses rayons et dans ses allures.

Ses origines:
Le Cheval Breton actuel est le résultat d'une longue évolution et d'un long travail de sélection entrepris par les éleveurs à partir des variétés anciennes de chevaux indigènes.
De nombreux croisements furent réalisés au XVII' et XIX' siècles en vue d'améliorer ces variétés. Le plus célèbre et le plus réussi résulta de l'accouplement d'étalons "Norfolk" importés de Grande-Bretagne et de juments du Léon. De ce croisement naquit le "Postier Breton" dont la réputation s'étendit dans le monde entier. Cette célébrité se traduisit par un fort courant d'exportation à destination;: de nombreux pays dont l'apogée .se situe dans les années 1900/1940.

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 14:28

Modifié le mardi 01 septembre 2009 14:44

Brumby

Brumby
Cheval de polémique
L'Australie est le seul continent qui ne possède pas de cheval sauvage. Le Brumby est un animal qui fut apporté par les colons il y a un siècle et demi lorsqu'ils s'installèrent dans le Nord de l'Australie. Ces petits chevaux servaient au transport et aux tâches agricoles avant que les machines ne les remplacent. Plusieurs d'entre eux s'échappèrent dans le bush et s'adapèrent aux rudes conditions de vie. Les pâturages étaient pauvres et le climat très sec n'était pas propice à la multiplication. Pourtant, les Brumbies parvinrent à survivre, et ils se multiplièrent tant et si bien que les éleveurs de bétails les accusèrent de voler les meilleures terres. L'Australie ne ressemble pas à la France, d'une part les distances sont plus grandes, d'autre part le climat est plus rude. Le Nord de l'Australie est essentiellement rural, les habitants vivent de l'élevage et de l'agriculture. Le bétail est lâché dans d'immenses enclos de plusieurs milliers d'hectares. Bien sûr, les éleveurs ont colonisé les meilleures terres.
Affamés, les Brumbies s'introduisent souvent dans ces enclos en brisant les clôtures. Ils sont devenus si nombreux que cela irrite les fermiers qui sont forcés de patrouiller durant des journées entières pour réparer leurs enclos. Le bétail s'échappe et attrape des maladies comme la tuberculose et la brucellose au contact des buffles sauvages. Pour préserver leur activité, les fermiers ont décidé de réguler la population des Brumbies. Les éleveurs craignent pour leur terre, les chevaux sauvages menacent de dévorer les pâturages destinés au bétail. C'est ainsi que virent le jour, en 1960, des massacres à grande échelle, perpétrés du haut d'hélicoptère. Les éleveurs accusent aussi les Brumbies de créer des désordres dans la flore et la faune australienne. Et comme il n'existe pas de grands prédateurs comme les loups ou les lions en Australie, à part peut-être les crocodiles, la population des Brumbies ne cesse de croître. Même la sécheresse ne parvient pas à réguler les troupeaux. De plus, cette solution (laisser mourir des chevaux de soif et de faim) n'est pas plus humaine que celle qui consiste à les tirer du haut d'un hélicoptère...
Le sort des Brumbies n'intéresse personne. Les éleveurs possèdent des Quarter Horse et les utilisent dans le travail du bétail. En retournant à l'état sauvage, le Brumby a évolué. Il est difficile à dresser, sa peau est devenue si fine qu'elle blesse rapidement, et son coeur s'est atrophié. Il est fragile et peu endurant, un paradoxe si l'on se penche sur l'endurance des Shetlands pour survivre dans des conditions climatiques extrêmes qui rappellent celles de l'Australie avec la chaleur en moins ! Comme si tous ces maux ne suffisaient pas, les écologistes se sont mis du côté des éleveurs, accusant les Brumbies de ravager l'écosystème australien. Les autorités australiennes considèrent que les Brumbies ne sont pas un problème, ils ne sont pas en voie de disparition et font seulement office de "vilain petit canard".
Il n'y a pas de solution, car le Brumby ne s'apprivoise pas et meurt souvent en captivité. Il n'est pas assez endurant pour faire une monture de randonnée, quant à la stérilisation, les immenses distances empêchent tout contrôle de la population. Il faudrait d'abord de l'argent pour mettre en oeuvre une telle campagne de stérilisations, et le gouvernement australien est trop pris par l'organisation des Jeux Olympiques 2000. Peut-être qu'en divisant le territoire en gigantesques réserves, ou en croisant les Brumbies avec d'autres chevaux, y aurait-il un moyen de les sauver, ou tout du moins d'empêcher leur extinction. Mais, cela ne semble pas le projet principal de l'Australie. Quand l'argent s'en mêle, il n'y a plus rien à en tirer, et il est toujours plus gratifiant d'organiser les JO 2000 que de tenter de sauvegarder les "carnes" qui ont rendues possible la colonisation, et par là même, la fortune des éleveurs australiens...

morphologie
Petit cheval rapide et léger avec des membres fins mais conformation mal fixée en raison de ses origines disparates et de son mode de vie.

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 14:29

Modifié le mardi 01 septembre 2009 14:43

Bulgare oriental

Bulgare oriental
Morphologie
Type médo-longiligne. Hauteur au garrot: 1m50-1m60. Robe noir ou alezane. Tête légère et bien attachée, profil rectiligne, oeil vif, encolure plutôt longue et bien conformée, garrotproéminent, ligne dorso-lombaire longue et droite, croupe un peu oblique, queue bien attachée, thorax haut et profond, épaules bin inclinées et musclée. Membres solides, tendon sec, pied bien fait et résistant.

Origines
Le Bulgare oriental fut créé par la ferme d'État de Vsail Kolarov en Bulgarie orientale au début de XXème siècle. Cette race a été obtenue suite aux croisements de Pur-sang, de Demi-sang, d'Arabe et d'Anglo-arabe. Le Bulgare oriental est utilisé pour les travaux agricoles et la selle mais il est aussi performant pour les sports équins et au dressage. Pourtant, bien qu'il ait de la vigueur, il n'arrive pas à défier le Pur sang.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 04:59

Modifié le mardi 13 janvier 2009 14:04

Caballo Costarricense de Paso

Caballo Costarricense de Paso
Origines
Comme les autre races américaines, les origines du caballo de paso en Costa Rica reviennent aux chevaux des conquistadores. Les débuts de l'élevage de la race étaient plutôt pointés vers les courses que dans la qualité des allures. Après l'importation des chevaux du Pérou, le type de cheval est devenu précis, et à partir 1974 le stud-book fut établi et la fondation de la race « Caballo Costarricense de Paso » à échelle nationale fut lancé. Comme avec les autres chevaux « Paso », la parenté avec le Barbe-arabe est indéniable et les allures très prononcés.

Morphologie
je trouve principalement des textes espagnols, voila ce que je dit de cette race:
tête légère, profil parfois convexe, encolure longue et relevée, dos cour et parfois ensellé, croupe ronde, épaule inclinée, thorax profond, membres fins et secs.

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 13:44